5 - 6 - 7 - 8 - 9 Fév 2014
Ségou - Mali

Le Blog du Lundi 3 Février

Mamou Daffé annonce une fête pleine au service de la paix et la réconciliation nationale

 

 

La 10ème édition du Festival sur le Niger aura belle et bien lieu du 5 au 9 février 2014. Mamou Daffé, Directeur du Festival sur le Niger a animé le 3 février 2014, une conférence de presse à la Fondation du Festival sur le Niger à Ségou pour annoncer que la 10ème édition de la manifestation aura lieu du 5 au 9 février 2014, sur les berges du fleuve Niger à Ségou, la capital du royaume bambara. L’invité surprise de cette année sera Jacob Devarieux.

Ségou,  la capitale du royaume historique  Bambara, a déjà commencé à vibrer au rythme de la 10ème édition du Festival sur le Niger, qui aura lieu du 5 au 9 février 2014. Placée sous le thème « de la diversité culturelle et unité nationale », l’édition de cette année veut jouer pleinement sa partition dans la réconciliation nationale. « La manifestation de cette année est une édition spéciale. Elle se situe dans une période post crise. Et, nous avons imaginé une programmation qui mettra la culture au service de la paix et de la réconciliation nationale », a indiqué Mamou Daffé, Directeur du Festival sur le Niger. Avant de lever le voile sur les activités programmées : le colloque de Ségou, la caravane culturelle pour la paix, la foire internationale de Ségou, les expositions d’art, l’opéra- ballet « Mawula », les rencontres artistiques et le Nyaga de la paix. Selon Mamou Daffé, le Colloque de Ségou célèbre cette année sa 10ème édition avec le thème : « Renaissance Africaine : Enjeux et Perspectives », dans une ambiance post crise, entre le doute et l’espoir avec une forte volonté de réconciliation et de reconstruction du Mali. Quant à la caravane pour la paix, il a indiqué que c’est un projet sahélo-transsaharien pour la paix, la solidarité et la tolérance.

La célébration de l’espoir retrouvé

Mamou Daffé a aussi indiqué que la cérémonie d’ouverture de cette année qui aura lieu dans la nuit du jeudi 6 février 2014, réservera une place de choix à l’opéra ballet « Maoula ». Selon le Directeur du festival sur le Niger, cet opéra va retracer de manière  artistique les temps forts de la crise que les maliens ont vécue, jusqu’à l’élection d’un nouveau président démocratiquement élu.

 Comme d’habitude, le festival sur le Niger réservera une place de choix aux expositions d’art. Cette année, il est prévu d’organiser sept expositions internationales et nationales sur le thèmes:  « L’Amour»;  « Dialogue et diversité culturelle »;  « Diversité culturelle et Unité nationale »;  « La Renaissance Africaine »;  «La Démocratie et la Paix »;  « Les Pulsions ». En ce qui concerne le théâtre, cette année, Ségou va recevoir  le maestro Habib Dembélé dit GUIMBA NATIONAL avec sa pièce « A vous la Nuit », une sorte de fresque musico-poétique dans laquelle les mots prennent toute leur valeur et leur importance . Une autre sommité du théâtre malien sera aussi à Ségou. Adama Traoré de Acte Sept, y sera avec sa pièce  « Kaklara ou jamais à genoux ». Cette pièce met l’accent sur les effets néfastes d’un islamisme démesuré. En plus de la foire internationale de Ségou, Mamou Daffé a annoncé qu’ il aura une série de concerts géants sur le fleuve Niger. La programme annonce des artistes comme :  Salif Keita, Mao Otayeck (Côte D’Ivoire), Stelbee (Burkina Faso), Sékouba Bambino (Guinee) , Madou Daibaté et Safi Diabaté, Cheick Tidiane Seck, Vieux Farka Touré, Oum (Maroc), (TBC) Pibo Marquez (Mexique / Venezuela / Cuba), Kahira Arby, Takamba Super Onze de Gao, Abdoulaye Diabaté, Sahel Blues, Néba Solo, Mariam Koné, Orchestre Kôrè, Super Biton de Ségou, Mylmo, Ben Zabo, Kaladjoula Band, Uppertunes (Hollande) etc..

de Assane Koné

Photographe: Oumou Traoré


La preparation des Expos d'art au Village de la Fondation Festival sur le Niger

 

Photographe: Oumou Traoré

Caravane pour la paix et la réconciliation

Une initiative de trois festival

La caravane pour la paix et la réconciliation  est partie  de Bamako le 27 janvier 2014 et est arrivée à Ségou  le 3 février 2014, après avoir rendu visite aux réfugiés maliens dans des camps au Burkina Faso.

La caravane pour la paix et la réconciliation a été initiée par trois festivals culturels d’Afrique :  le festival Taragalte du Maroc , le festival au désert d’Essakane (Mali) et le Festival sur le Niger (Mali). Cette initiative selon Mamou Daffé avait l’objectif d’aller à la rencontre des populations maliens déplacées et réfugiées dans les camps au Burkina Faso, pour les exhorter à regagner la mère patrie et à tenir leur place dans le développement de la nation malienne.  Pour sa part Halim Sbai, Directeur du Festival Taragalte, a indiqué qu’en considérant le processus de retour de la paix, enclenché au Mali et le besoin de dialogue et de réconciliation entre le nord et le sud, l’occasion a été saisie pour collaborer ensemble sur la création d’un projet fédérateur afin de soutenir la paix, la solidarité et la tolérance entre les peuples dans la région, à travers l’art. « Le rôle que la caravane a joué n’était pas seulement économique, mais plus significativement, un rôle culturel », a-t-il indiqué. Avant d’ajouter que ces caravanes signifiaient que différentes cultures étaient en contact les unes avec les autres et pouvaient se connecter entre elles. Selon lui, les échanges se passaient à travers les familles, la musique, la poésie, l’art et le style de vie. « Ces activités avaient rapproché les peuples, créant ainsi la connaissance des autres cultures, menant à des voies innovantes de travailler ensemble et résolvant les difficiles challenges… c’est exactement ce rôle de la caravane que nous souhaitons redynamiser et revaloriser », a expliqué Halim Sbai, Directeur du Festival Taragalte. La caravane  partie le 27 janvier 2014, du Palais de la culture de Bamako, pour rallier la ville de Djibo au Burkina Faso, où les 80 caravaniers, parmi lesquels 23 artistes maliens et une quinzaine d’artistes marocains, rejoints pas des musiciens burkinabés, ont animé un concert géant à côté du camp des réfugiés de Mentao. De retour de Djibo,  le Groupe de Haira Arby,  le groupe Hamanar, les voix du Mali, la génération taragalte du Maroc, l’artiste Mariam Koné et petit Goro, appuyés par des artistes burkinabés, ont rivalisé d’ardeur  dans des prestations dédiées à la paix, pour exhorter les réfugiés maliens à rentrer au bercail.  Ce concert a eu lieu à Zignaré à quelques kilomètres de Ouagadougou.  Le 31 janvier 2014, les artistes ont réédité leur exploit à Bobo-dioulasso.  A signaler que Haira Arby, lors de tous ces concerts, à inviter les réfugiés à retourner sur les terres de leurs ancêtres au Mali. « Retournons chez-nous », a-t-elle repetté de façon permanente. A Ségou, dans la nuit du mercredi 5 février 2014,  Nafi Diabaté et Amy Wassidjè vont s’ajouter aux artistes qui ont participé à la caravane pour animer au village du Festival à l’Ex-CMDT « la nuit de la paix ».


Assane Koné

Photographe: Oumou Traoré

Le Gouverneur de Ségou  mobilise l’administration et la société civile pour la réussite

Le Festival sur le Niger est devenu une manifestation capitale pour la Région de Ségou. Son apport exceptionnel dans l’économie de la région, a fini par convaincre les plus sceptiques de la pertinence de cette manifestation.  Thierno Boubacar Cissé , Gouverneur de la région de Ségou, à la veille de la 10ème édition de la manifestation, a tenue à mobiliser tous les chefs de services, la société civile et la population, pour la réussite exceptionnelle de l’édition de cette année dédiée à la paix et à la réconciliation nationale.

Il a fallu l’année de suspension pour raison d’Etat d’urgence pour que la région de Ségou apprécie l’apport  du festival sur le Niger sur son économie.  Dans la capitale des 4444 balanzan, tous sont aujourd’hui unanime à admettre que le Festival sur le Niger joue pleinement sa partition dans le développement socio-économique de la région. « Je vous est convié à cette rencontre pour avoir votre adhésion totale pour la réussite de cette édition post-crise du Festival sur le Niger », a indiqué le Gouverneur de région de Ségou pour introduire ses propos.  Il a ajouté que sans oublier l’apport économique de la manifestation, il faut que tout Ségou se mobilise pour démontrer au monde entier que le Mali est de retour  parmi les nations stables de l’Afrique. Pour sa part, Ousmane Karamoko Simaga, Maire de Ségou, partenaire stratégique de la manifestation, a insisté sur les dispositions qui ont été prises pour assurer la sécurité de la population et des festivaliers. Il a aussi insisté sur le fait que la manifestation est capitale pour la région de Ségou, d’autant plus que c’est une aubaine qui permet aux acteurs du secteur informel de réaliser en une semaine leur chiffre d’affaire semestriel. « Pour qui connait Ségou, cela est un apport considérable dans l’économie locale », a-t-il déclaré.  Satisfait de l’engagement des chefs de services et des responsables de la société civile de Ségou, sans oublier les leaders religieux,  pour la réussite de  la manifestation,  a conclu la réunion en invitant toute la population à la mobilisation pour accompagner les organisateurs de la manifestation afin que l’édition soit un succès pour Ségou et pour le Mali.

de Assane Koné

Le Blog du Mardi 4 Février

Rencontres artistiques professionnelles

Pour faire de la création artistique un facteur de développement

 

La création artistique peut-elle servir de tremplin pour nous mener résolument vers le développement ? Comment peut-elle constituer un facteur de développement pour l’Afrique, un continent si riche par ses valeurs artistiques et culturelles ? Ce sont-là les grandes interrogations inscrites au centre des Rencontres artistiques professionnelles qui ont lieu du 4 au 6 février 2014, dans le cadre de la 10èmeédition du Festival sur le Niger.

Le mardi 4 février 2014, le Centre culturel Korè de Ségou abrite la 2ème édition des Rencontres artistiques de Ségou, qui se tient en marge de la 10ème édition du festival sur le Niger. Les rencontres artistiques et culturelles (RAP) est une composante du colloque pour engager des réflexions profondes sur le développement de l’art et de la culture sur le continent. La rencontre qui réunit d’éminents spécialistes de la culture, doit aboutir à des propositions pertinentes et pratiques pour aider à faire de l’art un secteur stratégique de développement en Afrique. Cette réflexion se tient à un moment où la plus part des africains n’ont pas véritablement de politique culturelle digne de nom. Conséquences : La population africaine face à la modernité, commence à rejeter leurs bonnes traditions, coutumes et cultures à la poursuite des civilisations étrangères se trouvant en déséquilibre entre « le passé des ancêtres à dépasser et l’avenir d’une nouvelle Afrique à construire ». Les séquelles d’une pareille attitude, affirme un participant à la rencontre sont sous nos yeux : misère, guerres, désespoir. Et d’ajouter que dans un monde contrôlé par des nations puissantes, l’Afrique est pratiquement devenue « un appendice sans importance, souvent même oublié et négligé partout ». Selon Issiaka Traoré, participants à la rencontre, l’africain blessé doit, malgré cela, retrouver toutes les ressources de son humanité et revaloriser sa culture qui a des qualités inestimables qu’il peut offrir à l’humanité.

En attendant les conclusions de ces Rencontres qui prendront fin le 6 février 2014, des artistes professionnels des arts et de la culture, venus d’horizons diverses, vont devoir répondre à deux questions principales : La création artistique peut-elle servir de tremplin pour nous mener résolument vers le développement ? Comment peut-elle constituer un facteur de développement pour l’Afrique, un continent si riche par ses valeurs artistiques et culturelles ?

Assane Koné

Photographe: Oumou Traoré

 

Photographe: Moïse Premier 

Gestion du blog: Marisa Segala

Pour contribuer au blog, merci de nous envoyer vos photos / articles à marisa@clickandroll.com

Posté par Marie RENAUD le
Bonjour à tous, Je vous adresse mes sincères pensées en vous souhaitant un magnifique festival riche de vos cultures et de partage.
Je souhaite également que les Maliens de condition modeste puissent profiter aussi de ces moments précieux.
L'art ne peut être réservé qu'aux privilégiés, et pourtant...
Avec mon meilleur souvenir et toute mon amitié au Mali.
Marie
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